Sensibilité au changement et détermination de la MCID du score IPSS dans l'endométriose
Travail centré sur la réactivité du score : mesure de l'IPSS avant et après une intervention thérapeutique (chirurgie, traitement hormonal) afin de quantifier sa capacité à détecter une amélioration ou une aggravation cliniquement pertinente. Le calcul de la différence minimale cliniquement importante (MCID) propre à l'endométriose permettrait de fixer un seuil interprétable en pratique courante et en recherche clinique.
Ouverture de la thèse
Évaluation des symptômes urinaires à travers le score IPSS chez les femmesObjectif : L’évaluation de la douleur et de la qualité de vie des femmes atteintes d’endométriose est nécessaire par sa prévalence, et son retentissement sur l’ensemble des qualités de vie. Introduction : Les PRO sont des échelles d’évaluation standardisées et reproductibles et se sont développés ces dernières années, permettant d’évaluer l’impact des thérapeutiques sur le retentissement des femmes. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’amélioration des symptômes urinaires à travers le score IPSS chez les femmes présentant une endométriose symptomatique et traitées chirurgicalement. Matériel et méthodes : L’étude ENDOQUAL-2 était une étude prospective, observationnelle et multicentrique. Elle a été menée chez les femmes de plus de 18 ans, présentant une endométriose symptomatique et documentée histologiquement ou à l’imagerie. Les femmes ont été incluses entre le 05/10/2016 et le 31/01/2022. Chaque femme devait répondre à un questionnaire auto administré avant (T0) et au cours du suivi à 12 mois (T1) d’une prise en charge chirurgicale. Résultats : L’étude a inclus 198 femmes. La moyenne du score global IPSS diminuait de 9,94 (±7,62) à 9,51 (±7,78) après chirurgie, sans différence significative (p = 0,25). La différence entre les deux questionnaires était plus élevée chez les femmes ayant un score IPSS modéré ou sévère à l’inclusion, les femmes étant donc davantage améliorées dans ces deux catégories. La moyenne du score de la question QoL diminuait de manière significative (p = 0,042), passant de 3,40 (±2,07) à 2,99 (±2,01). L’IPSS QoL est corrélé au score global IPSS (coefficient de corrélation de Pearson à 0,33). Il y avait 34% de femmes qui avait une différence de score supérieur à la MCID de référence pour la prostate, et ces femmes représentaient 51% des femmes améliorées à l’IPSS QoL. Conclusion : Notre étude a montré que les effets de la chirurgie ont été positifs sur de nombreux symptômes douloureux ainsi que sur la qualité de vie mais nous n’avons pas pu mettre en évidence une amélioration de la chirurgie sur les symptômes urinaires. Parce que l’endométriose est une pathologie qui entraine un dysfonctionnement urinaire soit du fait de la maladie, soit des conséquences directes de la chirurgie, des études ultérieures plus précises avec l’étude de la sensibilité au changement du score IPSS ainsi que du calcul de la MCID spécifiquement pour l’endométriose doivent être réalisées afin d’étudier la reproductibilité du score IPSS et de potentiellement le valider en tant que PRO dans l’endométriose.
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